Histoire

  • Un groupe de pages sur les escaliers de l’édifice de l’Assemblée législative, début du XXe siècle

    Pages de l’Assemblée législative, début du XXe siècle                
     

Les pages jouent un rôle important dans la législature de l’Ontario dès la confédération. Les pages qui étaient à l’œuvre au premier parlement de l’Ontario en 1867 s’occupaient de livrer des messages, de faire des courses et d’aller chercher des verres d’eau pour les députés. Il s’agissait de garçons de 10 à 14 ans. Ils  portaient alors un spencer noir à collet rigide, une chemise blanche avec nœud papillon noir, une culotte finissant au-dessus des genoux, de bas longs noirs et des souliers vernis.

Au cours du XXe siècle, le Programme des pages continua d’évoluer en Ontario. En effet, de nombreux changements y ont été apportés au fil des années, tant pour protéger certains des éléments initiaux du programme et maintenir ainsi une certaine tradition, que pour tenir compte de l’évolution de la société.

En 1952, un tuteur est embauché pour les pages qui ont travaillé avec eux quelques jours par semaine. Des critères plus rigoureux sont également adoptés. Les pages doivent être des élèves de 7e ou 8e année et avoir une moyenne scolaire d’au moins 80 %. Ils doivent également avoir une lettre de recommandation de leur directeur d’école.

En 1971, le président Cass (1968 -1971) a nommé les premières pages féminines de l’Ontario. Une tutrice a été engagée, qui était responsable des pages féminines. À l’automne de 1980, un groupe composé uniquement de pages féminines avait été choisi. Plus de filles que de garçons, soit 106 contre 33, avaient présenté une demande et étaient inscrites sur la longue liste d’attente. Le président Cass a aussi fait déménager les pages dans un bureau comprenant une petite salle de classe, une aire de jeux, un salon et une cuisine. Il a également instauré la pratique de choisir des pages en provenance de tout l’Ontario. C’était aussi le président Cass qui a instauré la tradition d’inscrire le nom des pages dans le Journal des débats, créant ainsi un registre officiel de leur service.